Tout est passé si vite
Jean-Noël Pancrazi
Très bon état
Résumé :
« »C’est fini, je crois », disait-elle. Elle abandonnait le stylo, caressait sur la table la petite pyramide de marbre, le boîtier pour ses bagues, le socle de la lampe noire où était appuyée la carte du « génie aux fleurs » qui continuait à la protéger, les régions de bois, plus pâle et usé où, pendant tant d’années, ses mains s’éataient posées et crispées, puis les feuillets alignés qu’elle aimait traverser de lignes portant, chacune, dans le ciel blanc, en haut de la page, un mot qui était, chaque fois, un peu de son coeur, de sa vie qui s’en allait… Elle restait là, penchée, sans pouvoir pleurer, vers les feuillets comme pour leur demander pardon de les abandonner déjà, de n’avoir plus rien à leur donner, à leur sacrifier. Il lui semblait (et elle frémissait tout entière, comme pour les ressaisir, ne pas les laisser s’enfuir) qu’ils venaient vers elle, du fond du silence de la rue du Delta, tous ses personnages, cette petite troupe ahurie, chavirée et triste, pareille à celle d’une croisière déjà finie, qui allait se séparer après une dernière photo de groupe sur un quai et qui paraissait lui dire de loin : « Tout est passé si vite ».» En décernant son Grand Prix du roman à Jean-Noël Pancrazi pour « Tout est passé si vite », l’Académie française a couronné un livre de résistance, une très belle allégorie d’un crépuscule littéraire. Un personnage viscontien, Elisabeth, romancière condamnée par la maladie, qui s’offre le luxe, avant d’en finir, d’un dernier tourbillon d’ivresse dans les plaisirs de Paris. Un grand seigneur de l’édition, Alain, détrôné par de nouveaux actionnaires, qui se laisse envoûter par Lisbonne et les plaintes du fado. Un narrateur, double masculin d’Elisabeth, écrivain homosexuel qui toute sa vie s’est trompé sur son propre désir. … Dans « Tout est passé si vite », Pancrazi explore avec d’infinies variations, par de longues phrases incantatoires et douces, l’intimité profonde d’une femme écrivain, et le martyre douloureux d’une littérature existentielle. « Elle paraissait si heureuse, aujourd’hui, d’avoir réussi à atteindre la Maison, au bout de ce qui était sans doute sa dernière promenade à pied dans Paris ». Grand Prix de l’Académie française 2003.
Prix
3,35€
Disponibilité : 1 en stock
Toujours en très bon état
Une bonne action pour la planète
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Caractéristiques :
Auteur : Jean-Noël Pancrazi
ISBN 13 : 9782070742905
ISNB 10 : 2070742903
Nombre de pages : 192
Éditeur : Gallimard
État du livre : très bon état
Reliure : broché
Poids : 235 gr
Largeur : 14 cm
Longueur : 20.5 cm
Épaisseur : 1.7 cm
L’édition livrée peut éventuellement différer de celle commandée.
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