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Serres Chaudes Quinze Chansons LA Princesse Maleine

Maurice Maeterlinck

Très bon état

Résumé :

« Serres chaudes ! À elle seule, cette analogie, lourde de connotations baudelairiennes, est une trouvaille. Spontanément, elle fait naître en nous l’image d’un monde clos, immobile et luxuriant à la fois. Par la magie du titre, nous entrons de plain-pied dans le mystère de la vie profonde dont « nul jusque-là dans la littérature moderne », souligne à juste titre Guy Michaud, « n’avait encore fait aussi bien sentir et comme toucher du doigt la présence ». L’intuition de l’inconnaissable, le pressentiment du moi transcendantal et de ses richesses, l’âme – désormais Maeterlinck détient la substance de son oeuvre. […]À la lecture des Serres chaudes, on est frappé par la succession d’images hétéroclites, insolites, absurdes.Le poème s’impose à l’imagination comme un réseau touffu de visions simultanées où le meneur de jeu juxtapose, accumule à sa guise des êtres, des objets ou des situations paradoxales, comme si elles avaient été rêvées par un somnambule ; le tout ponctué d’exclamations répétées, d’interjections et d’exhortations lourdes d’angoisse. Étrange poésie ! Tout mouvement lyrique semble en être absent, empêché par l’utilisation de formes prosaïques, quotidiennes, volontairement négligées. L’image et sa luxuriante végétation y règnent en maîtresses. Images à travers lesquelles se lit l’incohérence de la vie : « un glacier au milieu des prairies de Juillet » ; « un matelot dans le désert » ; « une fête un dimanche de famine », etc., à moins que l’incohérence du monde actuel ne parle d’elle-même dans l’évocation de ces « paysans aux fenêtres de l’usine », de ce « jardinier devenu tisserand », de ce « chasseur d’élans devenu infirmier », réminiscence de l’exode rural vers les cités tentaculaires, ou encore du « château devenu hôpital », métamorphose de la société. Autant de situations ambiguës, de réalités menées jusqu’à l’inhabituel, signes des « choses qui ne sont pas à leur place », dont le poète se sert au deuxième degré pour suggérer les visions fantastiques qui l’assiègent, pour figurer l’inquiétude qui le tenaille. » Paul Gorceix.

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Caractéristiques :

Auteur : Maurice Maeterlinck

ISBN 13 : 9782070322459

ISNB 10 : 2070322459

Nombre de pages : 320

Éditeur : Gallimard

État du livre : très bon état

Reliure : reliure inconnue

Poids : 258 gr

Largeur : 10.67 cm

Longueur : 17.53 cm

Épaisseur : 2.03 cm

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