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Love, etc.

Julian Barnes

Très bon état

Résumé :

 » Stuart, ai-je dit, je puis t’assurer que Gillian et moi n’avons pas de liaison. Nous n’en sommes même pas, pour parler comme les diplomates, au stade des négociations préliminaires à des négociations… D’un autre côté, en tant qu’ami je dois te dire que je l’aime. Ne me fais pas de remontrances, j’en suis aussi bouleversé que tu peux l’être toi-même. Si j’avais pu, en quoi que ce soit, me rendre maître de la situation, je ne serais pas tombé amoureux d’elle…  » Et c’est ainsi qu’Oliver apprend à Stuart qu’il a l’intention de lui prendre sa femme. On pense aussitôt à Jules et Jim, deux hommes et une femme, mais c’est à Julian Barnes que nous avons affaire. Avec lui, rien n’est jamais comme on croyait pouvoir l’imaginer. Ironique, tendre et méchant à la fois, il fouille les blessures, scalpel à la main, là où cela fait le plus mal. Le remords, le refus de voir la vérité en face, la culpabilité, la terreur, tout y passe et le romancier-chirurgien n’épargne personne… Sans oublier de nous faire souvent rire en nous montrant les dessous des cartes, certains replis très inattendus des âmes et des cœurs. Stuart et Oliver sont de vieux amis et, même s’ils diffèrent sur certains points (cette manie de la précision et ce goût des dictionnaires qu’a Oliver !), ils partagent beaucoup de choses à commencer par la même femme, Gillian. Enfin, affirmer qu’ils la partagent est peut-être exagéré, il serait plus juste de dire qu’ils se la disputent. Une classique histoire de trio amoureux ? Pas vraiment, car Julian Barnes, au lieu de confier le récit à un narrateur omniscient a choisi de donner la parole à chacun des protagonistes qui, conformément à un proverbe russe placé en exergue du roman, « ment comme un témoin oculaire ». Il en résulte un enchevêtrement de rancoeurs, de mensonges, de remords, de culpabilité qui transforment le marivaudage en une véritable analyse chirurgicale des sentiments, sans que l’auteur renonce jamais à son humour très britannique. Le roman adapté à l’écran par Marion Vernoux dans un film interprété par Charles Berling, Yvan Attal et Charlotte Gainsbourg, a obtenu le prix Femina étranger en 1992. –Gérard Meudal

Prix

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Caractéristiques :

Auteur : Julian Barnes

ISBN 13 : 9782070389353

ISNB 10 : 2070389359

Nombre de pages : 377

Éditeur : Gallimard

État du livre : très bon état

Reliure : poche

Poids : 185 gr

Largeur : 13.49 cm

Longueur : 18.01 cm

Épaisseur : 1.91 cm

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