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Les bains de Kiraly

Jean Mattern

Très bon état

Résumé :

LES BAINS DE KIRALY. Gabriel a bien tenté de croire au bonheur. Subjugué par Laura, il s’est arrimé à son rire et s’est employé à vivre au présent. Mais du jour où elle lui a annoncé qu’elle attendait un enfant de lui, il a pris la fuite, sans un mot… Quand, après des mois d’errance dans Londres, il échoue par hasard dans une synagogue, les chants des hommes l’apaisent, et libèrent enfin sa parole. Il se lance alors dans l’écriture de cette longue confession, où le silence et la culpabilité dansent un vertigineux pas de deux. De lui, de son enfance solitaire, de sa soeur aînée fauchée par un chauffard ivre, de ses parents murés dans leur deuil, de leur refus de rien lui révéler sur leur passé, il n’a jamais pu parler, ni à Laura, ni à son ami Léo. Jamais il n’a pu exprimer la vérité de ses sentiments. Et, si des mots il a fait son métier, c’est pour traduire ceux des autres, barricadé derrière une montagne de dictionnaires. Quand, à la faveur d’une rencontre des traducteurs de Thomas Mann en Hongrie, une clef de son passé lui est révélée dans un cimetière de Budapest, ses souvenirs se bousculent : les phrases murmurées par ses parents dans une langue étrangère, la saveur de la cuisine magyare, la fascination pour la littérature de la Mitteleuropa qu’avait su éveiller en lui le vieux libraire du pays champenois où il a grandi… Évoquant le désarroi existentiel et sentimental de cet homme fragile livré à lui-même, Jean Mattern écrit avec des accents justes et mesurés un lumineux roman des origines. JEAN MATTERN est né en 1965 dans une famille originaire d’Europe centrale. Il vit à Paris avec sa femme et ses trois enfants et il travaille dans l’édition. Les Bains de Kiraly est son premier roman. Extrait du livre : Un pas devant l’autre. Quoi de plus simple. On pose un pied, le talon d’abord, le déroule, l’autre pied se soulève alors, l’alternance est naturelle, et la mécanique du corps, parfaitement rodée. Aucune commande nerveuse complexe et aucun effort de notre volonté ne sont nécessaires afin de nous porter en avant. C’est heureux : il existe des buts que l’on n’a pas envie d’atteindre, et des chemins que l’on ne veut pas parcourir. Comme ces centaines de mètres, depuis l’entrée du cimetière jusqu’à la tombe de Marianne, que seule l’inconscience de mon corps me permit de franchir. Mon corps avait la mémoire des gestes à accomplir pour avancer, tenir debout. Pas moi. Je ne me souviens de rien. J’aimerais tant pouvoir refaire ce chemin, et cette fois, peser le poids de chaque foulée. Un pas après l’autre, sur le gravier, en regardant droit devant. Il n’y aurait plus de cercueil en bois clair, mais je ferais comme si. Je ne regarderais plus le bout de mes chaussures noires pour éviter le regard des autres. Il n’y aurait personne d’autre au bord de la tombe, je serais seul. Seul à essayer de comprendre où ce genre de chemin peut mener un garçon de dix ans. Né en 1965 dans une famille originaire d’Europe centrale, Jean Mattern vit à Paris et travaille dans l’édition. Les bains de Kiraly est son premier roman. « Je n’ai jamais voulu pardonner à celui qui avait fauché ma sour et son petit ami, ce dimanche après-midi d’octobre, pendant qu’une énième pluie tombait sur la Champagne, et que j’étais plongé dans un énième roman d’Agatha Christie. Que faisait mon autre sour pendant ce temps ? Que faisions-nous au moment précis où la voiture heurta de front la mobylette, à l’instant où, sans doute en retombant sur le bas-côté à trente mètres du lieu de l’accident, son cou se brisa, puis, quelques instants plus tard, son cour s’arrêta de battre ? [.] Une chose est certaine : quand je me suis précipité à la porte, je n’avais pas fini le roman d’Agatha Christie. Je ne l’ai jamais rouvert. Je ne connaîtrai jamais le nom du coupable. » De ce drame vécu pendant son enfance, de ce deuil qu’il n’a jamais fait et qui sans cesse l’accompagne, le narrateur n’a jamais pu parler. Ni à Léo, son seul véritable ami, ni à Laura, sa compagne. Parce que ses propres mots n’ont jamais trouvé la sortie, il est devenu traducteur pour se retrancher derrière ceux des autres. Un jour pourtant, le passé le rattrape pour de bon. Voilà un thème classique, le roman des origines, revisité avec une belle habileté. Les bains de Kiraly dit la fragilité de l’existence, son équilibre sans cesse menacé. Avec une plume qui ne décrit pas, qui court et peint, d’un trait léger et méticuleux, Jean Mattern fait sentir, dans le silence de l’ouvre, la beauté, parfois tout juste perceptible, de la vie, un peu d’humanité transmise, seul véritable trait ténu qui nous relie.

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Caractéristiques :

Auteur : Jean Mattern

ISBN 13 : 9782848050669

ISNB 10 : 2848050667

Nombre de pages : 133

Éditeur : Sabine Wespieser éditeur

État du livre : très bon état

Reliure : broché

Poids : 156 gr

Largeur : 14 cm

Longueur : 18.29 cm

Épaisseur : 0.99 cm

L’édition livrée peut éventuellement différer de celle commandée.

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