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Le Sentiment du fleuve

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Le narrateur, Jérôme Mortensen, décide de s’installer chez son oncle dont il vient d’hériter. Vivre au jour le jour dans cet appartement est pour lui une façon d’en savoir davantage sur ce seul parent qui lui reste et que d’ailleurs il n’a pas connu. Mais c’est peut-être une mauvaise idée. L’immeuble est vétuste, la ville poursuivie par une mauvaise réputation (elle a enterré son fleuve), et l’oncle ne pratiquait pas un métier ordinaire puisqu’il gérait, non sans bizarreries, ce qu’il est convenu d’appeler un cabinet d’enquêtes. Quelques scellés sur la porte de son bureau attestent d’ailleurs que sa mort quelque peu mystérieuse a interessé les autorités locales. Qu’à cela ne tienne, la vie recommence autour de Jérôme comme autour de son oncle Isaïe, la femme de ménage revient proposer ses services et d’anciens clients se manifestent. A la faveur de ces réapparitions, les langues vont peu à peu se délier, éclairant et voilant l’énigme de la disparition du vieil enquêteur. Car qui était cet homme dont Jérôme ne dispose que d’une photo ? Dans quelle nuit est-il disparu ? Et pourquoi, à son contact, le narrateur se voit-il peu à peu renvoyé à sa propre histoire ? Dans un climat discrètement fantastique, comme si une réalité basculait lentement au profit d’une autre, François Emmanuel renoue ici avec sa veine policière (Grain de peau, Le Tueur mélancolique). « Il faut croire à l’existence d’un monde caché, qui parfois se livre à nous, parfois se dérobe et qu’il nous faut traquer », écrivait le romancier fantastique Thomas Owen. Belge de naissance, François Emmanuel est lui aussi marqué par cet imaginaire des univers clos, ces héros poursuivis par une armée des ombres. Dans « Le Sentiment du fleuve », que l’on peut lire comme une variation du « Tueur mélancolique », thriller oedipien, il nous plonge avec délices dans un suspense vieillot, clin d’oeil à Conan Doyle. En dépit des avertissements du notaire qui lui déconseille de mettre ses pas dans ceux d’un autre, un homme vient habiter dans l’appartement vieillot qu’il a hérité de son oncle, enquêteur aux activités « douteuses ». Il a choisi d’ « errer, flâner, prendre en filature une passante anonyme » et « participer insensiblement au réveil du temps ». De son oncle, donc, il endosse pantoufles et costumes, hume les odeurs de tabac à pipe, explore les placards, l’agenda griffé de hiéroglyphes, le coffre-fort convoité par d’énigmatiques visiteurs … Magie, ici d’une écriture, envoûtante, avec des phrases qui caressent et ensorcellent en se déployant comme des lianes, herbes folles aux bourgeons de mystère et de mélancolie, chacune ouvrant des pistes jamais complètement élucidées.  » La curiosité, appelons cela l’esprit de famille, m’inviterait à prendre possession des lieux sans brusquerie, éventer un à un ses livres, découvrir les serrures correspondant aux clefs de son trousseau et continuer ainsi sans rupture le mouvement de la vie. Par la suite j’irais visiter son bureau dans la cave, je m’installerais dans son fauteuil de travail et je tenterais de deviner ce que pouvait promettre la plaque en cuivre de l’entrée : Isaïe Mortensen, Enquêtes. « 

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ISBN 13 : 9782234055483

ISNB 10 : 2234055482

Nombre de pages : 162

Éditeur : Stock

État du livre : très bon état

Reliure : broché

Poids : 250 gr

Largeur : 13.49 cm

Longueur : 21.49 cm

Épaisseur : 0.89 cm

Auteur : François Emmanuel

L’édition livrée peut éventuellement différer de celle commandée.

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