Le Petit Meaulnes
Jean-Louis Fournier
Très bon état
Résumé :
Comme je m’appelle Fournier, on me demande quelquefois si ce n’est pas moi qui ai écrit Le Grand Meaulnes. Je suis bien obligé de répondre non, et chaque fois je sens que je déçois. Pour cette raison j’ai décidé d’écrire Le Petit Meaulnes. Maintenant, je peux répondre : « Je n’ai peut-être pas écrit Le Grand Meaulnes, mais j’ai écrit Le Petit Meaulnes. » Quand on lit le titre : Petit Meaulnes, on croit d’abord à une énorme faute d’impression, un lapsus d’imprimeur ou, pire, un jeu de mots provocateur destiné à faire rire. Ce n’est pas le cas. Le Petit Meaulnes existe, je l’ai rencontré. La première fois c’était à la page 11 du Grand Meaulnes en édition de poche. Il y fait un passage éclair. On a tout juste le temps d’apprendre qu’il s’appelle Antoine, qu’il est le cadet du Grand Meaulnes et qu’il est mort jeune. La seconde fois c’était beaucoup plus tard, après sa mort, dans les souvenirs qu’il a laissés. Parce qu’il n’est pas mort si jeune que ça, le petit Meaulnes. « C’est jamais drôle d’être le petit, à cause du grand qui est au-dessus », écrit le petit Meaulnes. Il a passé son enfance avec un grand frère surdoué, parfois surestimé, qui l’a physiquement et moralement étouffé. « Quand il arrivait, j’avais l’impression de ne plus exister. Pourtant moi aussi j’avais des choses intéressantes à dire. » Le petit Meaulnes s’en est sorti parce qu’il avait une bonne nature. Il a compris qu’il ne pourrait s’épanouir qu’en quittant une famille où il n’était ni accepté ni aimé, sauf par son serin : « … le seul qui a l’air content quand je rentre à la maison… » Cruel et tendre à la fois, comme savent être les enfants, le petit Meaulnes nous livre ses souvenirs. Si le Grand Meaulnes n’en sort pas indemne ce n’est pas une vengeance. « Il ne faudrait pas croire que j’ai envie de me venger, parce que je l’aimais bien quand même. » Son récit apporte un éclairage nouveau sur le personnage du Grand Meaulnes. Son déséquilibre mental, enfin révélé, nous le rend pathétique et encore plus proche. Et puis, surtout, nous qui avons quitté le Grand Meaulnes jeune, partant pour de nouvelles aventures, nous avons l’extraordinaire surprise de le retrouver quinquagénaire. La révélation tragique de la fin de l’ouvrage nous oblige malgré tout à juger très sévèrement le petit Meaulnes. Pourquoi a-t-il fait ça ? Mais peut-être que nous serons quelques-uns à penser que le Grand Meaulnes ne l’a pas volé. Jean-Louis Fournier LA DEDICACE DE L’AUTEUR : Bonjour, je m’appelle Antoine Meaulnes. Je suis le frère cadet d’Augustin, le grand Meaulnes. Personne ne me connaît, personne ne s’intéresse à moi, il n’y en a que pour mon frère. Tout le monde admire mon frère à cause du roman d’Alain Fournier, moi je connais la réalité, elle est moins belle et poétique que dans le roman et Augustin n’a pas que des qualités. Moi qui ai grandi avec lui, je les connais bien ses défauts, j’en ai souffert, j’ai même quitté la maison, parce qu’il me rendait la vie impossible. Si j’ai écrit mon journal c’est pas pour me venger, parce que finalement je l’aimais bien Augustin, mais c’est pour que vous connaissiez la vérité et que vous ne vous laissiez pas trop embarquer par Alain Fournier. Les poètes faut toujours s’en méfier un peu. (Jean-Louis Fournier)
Prix
3,25€
Disponibilité : 1 en stock
Toujours en très bon état
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Caractéristiques :
Auteur : Jean-Louis Fournier
ISBN 13 : 9782234055360
ISNB 10 : 2234055369
Nombre de pages : 167
Éditeur : Stock
État du livre : très bon état
Reliure : broché
Poids : 175 gr
Largeur : 12.9 cm
Longueur : 19.81 cm
Épaisseur : 0.97 cm
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