Laissé pour conte
Serge Doubrovsky
Très bon état
Résumé :
Depuis trente ans, chaque fois qu’une page importante de ma vie a été tournée, je l’ai écrite. Ces textes, je les ai appelés romans, et ces romans, autofiction. Le terme a eu des échos. A l’inverse de l’autobiographie, explicative et unifiante, qui veut ressaisir et dérouler les fils d’un destin, l’autofiction ne perçoit pas la vie comme un tout. Elle n’a affaire qu’à des fragments disjoints, des morceaux d’existence brisés, un sujet morcelé qui ne coïncide pas avec lui-même. Mes autres livres (mes autres vies), malgré cette dispesion, racontaient un moment de mon histoire, centrée sur une figure de Femme… ma mère et la suite depuis. « Je tue une femme par livre », ai-je un jour cruellement écrit. C’est à présent mon tour : celui qu’il faut que je tue, c’est moi. Les autres phases de ma vie, quelles qu’aient été joies et souffrances traversées, gardaient un avenir ouvert. Ici, le narrateur, vieilli, adossé à sa propre fin qui approche, n’a pour futur que son passé : il est devenu un « laissé pour conte ». A défaut d’amours ou d’aventures nouvelles, il drague ses souvenirs. Ils affleurent, affluent, désirs, attentes, remontant de strates diverses, d’époques distantes, de lieux épars, de l’Ancien et du Nouveau Monde de 1934 à 1997. Ces histoires font-elles une histoire ? Cette vie qui fut mienne, a-t-elle un sens ? S.D. Serge Doubrovsky professe à l’université de New York et, quand il habite en France, à l’antenne parisienne de cette même université. Il a publié, chez Grasset, le Livre brisé, prix Médicis, et l’Après-vivre. Serge Doubrovsky nous offre ici une nouvelle « autofiction », c’est à dire qu’il ne s’agit pas, à l’inverse de l’autobiographie, de percevoir « la vie comme un tout » mais d’en livrer des fragments distincts, de rendre l’image d’un « sujet qui ne coïncide pas avec lui-même ». Après avoir avoué « je tue une femme par livre », l’auteur s’attaque désormais à son propre personnage. Se considérant comme un « laissé pour conte », l’auteur ne peut que se retourner sur son passé. Il nous livre ainsi des moments épars de son existence de 1934 à 1997. Préférant la confusion à la chronologie, l’espace et le temps, devenus des catégories totalement désordonnées et désarticulées, s’entrecroisent. Avec une écriture vive portée par un rythme effréné (le texte ne comporte pour toute ponctuation quasiment que des virgules), Serge Doubrovsky signe ici un texte époustouflant. et difficile. Au-delà d’un virulent règlement de comptes avec son psychanalyste, ce nouveau morceau de vie révèle le mobile de l’autobiographe « déchaîné » : triompher des maux de la vie par l’écriture.
Prix
4,10€
Disponibilité : 1 en stock
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Caractéristiques :
Auteur : Serge Doubrovsky
ISBN 13 : 9782246580416
ISNB 10 : 2246580412
Nombre de pages : 429
Éditeur : Grasset
État du livre : très bon état
Reliure : broché
Poids : 445 gr
Largeur : 14.1 cm
Longueur : 22.5 cm
Épaisseur : 2.59 cm
L’édition livrée peut éventuellement différer de celle commandée.
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