Histoire de la modernité
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La modernité n’est ni un concept sociologique, ni un concept politique, ni à proprement parler un concept historique. C’est un mode de civilisation caractéristique, qui s’oppose au mode de la tradition, c’est-à-dire à toutes les autres cultures antérieures ou traditionnelles : face à la diversité géographique et symbolique de celles-ci, la modernité s’impose comme une, homogène, irradiant mondialement à partir de l’Occident. La question de la modernité ouvre des perspectives lourdes de sens. Outre qu’elle déborde largement la Querelle des Anciens et des Modernes, elle nous renvoie à la question de la vie politique, mais surtout à la mise en cause de l’esprit historique, qui voit un aujourd’hui toujours moins radieux que demain. La modernité ne correspond pas à une forme future du monde, mais à l’inscription du futur dans le présent. A moins que, justement, la modernité ne se nourrisse des formes les plus anciennes du monde. La modernité est millénaire : monde juif, christianisme, catholicisme, Réforme, Révolution industrielle, la modernité combat par tous les moyens le passé. Jusqu’au XXe siècle où la modernité est à son tour contestée par un nihilisme qui prend le nom de « post-modernisme ». En mêlant inextricablement mythe et réalité, la modernité se spécifie dans tous les domaines : Etat moderne, technique moderne, musique et peinture modernes, mœurs et idées modernes, comme une sorte de catégorie générale et d’impératif culturel, jusque dans la figure caricaturale du modernisme. Dans une de ces lumineuses synthèses dont il a le secret, Jacques Attali dessine la grande histoire de la modernité, qui est une histoire des hommes et de comment ils se rêvent. Une utopie modeste qui nous permet de penser au-delà de notre plaisir immédiat. La modernité, c’est le refus de l’ordre en place, le désir de penser autrement le monde : la modernité est vieille comme le monde. Penser la modernité, son histoire et son avenir, est d’une redoutable urgence. Penser son histoire permet de comprendre l’idée qu’une société, siècle après siècle, se fait de son futur, à travers son gouvernement, ses mœurs, son art, ses modes, ses utopies. Et penser son avenir, c’est imaginer l’idée qu’on se fera, à l’avenir, de l’avenir. Tâche particulièrement fascinante. Aujourd’hui, pour l’essentiel de la planète, la modernité, c’est l’Occident. Faut-il s’en réjouir ? Faut-il revenir aux conceptions antérieures de la modernité, qui ne voyaient l’avenir que dans l’espérance religieuse ? Ou faut-il faire fleurir les germes artistiques, scientifiques, culturels, politiques d’une nouvelle modernité, altruiste, une utopie modeste qui fera du bonheur de l’autre, en particulier de celui des générations à venir, la condition du nôtre ? Dans une de ces lumineuses synthèses dont il a le secret, Jacques Attali dessine cette utopie modeste de l’histoire de la modernité, qui est une histoire des hommes et de comment ils se rêvent. En écrivant cette Histoire de la modernité, Jacques Attali renoue avec l’exercice où il excelle, celui de la grande fresque historique et civilisationnelle, comme il avait écrit Au propre et au figuré, une histoire de la propriété ou Bruits, une histoire du capitalisme par la musique, ou encore Une brève histoire de l’avenir.
Disponibilité : 1 en stock
ISBN 13 : 9782221116890
ISNB 10 : 2221116895
Nombre de pages : 216
Éditeur : Robert Laffont
État du livre : très bon état
Reliure : broché
Poids : 265 gr
Largeur : 13.69 cm
Longueur : 21.69 cm
Épaisseur : 2.11 cm
Auteur : Jacques Attali
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