Avec Vue Sur La Mer
Didier Decoin
Très bon état
Résumé :
Chacun rêve d’un port d’attache, d’un abri sûr, d’une maison qui soit à la fois le lieu du bonheur familial et un refuge. Ce havre idéal, c’est au terme d’une quête immobilière aussi acharnée que rocambolesque que Didier Decoin l’a finalement trouvé. Située dans la péninsule de La Hague, aux confins de la Normandie, la bâtisse est rude, sommaire, et tout autour, la lande hostile, l’océan lourd, les vents rageurs. Et les amis circonspects. Mais peu importe… Car, pour l’écrivain, aucun éden n’aurait pu être plus accueillant et fertile que ce bout de terre du bout du monde, tout imprégné d’embruns et de souvenirs d’enfance. «(…) la tendresse et l’émotion d’un écrivain qui sait bien que sa maison sera toujours son meilleur livre autobiographique.» Bernard Pivot – Le Journal du Dimanche «(…) cette cocasse biographie d’une maison est d’abord l’émouvante autobiographie d’un écrivain.» Jérôme Garcin – Le Nouvel Observateur Extrait du livre : Durant la Première Guerre mondiale, mon père pilotait, dans la prestigieuse escadrille de Guynemer, une extravagante libellule de toile et de bois dont on lui avait juré qu’il s’agissait d’un avion de chasse. Et de fait, l’insecte volait Du moins quand il faisait beau et que les mitrailleurs ennemis ne s’acharnaient pas trop sur lui. Un jour qu’il avait essuyé les feux conjugués d’une batterie antiaérienne et d’un biplan à croix noires embusqué sous l’ourlet d’un nuage rose, mon père, bien que blessé, avait tout de même réussi à ramener dans les lignes françaises son aéroplane transformé en passoire. En s’extrayant de la carcasse, il avait recensé soixante-seize impacts. Avec l’éclat que lui-même avait reçu dans le dos, cela faisait soixante-dix-sept raisons de mourir. Et donc soixante-dix-sept miracles puisqu’il était toujours là pour les compter. H en avait déduit que ce nombre était pour lui celui de la chance, et il me l’avait en quelque sorte légué, me prédisant que 1977 serait le millésime de ma vie. Il ne s’était pas trompé puisque cette année-là j’épousai Chantai en septembre, mon roman John l’Enfer obtint le prix Goncourt en novembre et, en décembre, nous apprîmes que nous allions avoir notre premier enfant Le soir du Goncourt, dans l’odeur de sucre chaud d’une crêperie où j’attendais l’heure de me rendre à une émission de radio, Chantai et moi levâmes nos bols de cidre pour célébrer le prix qui, entre autres conséquences heureuses, allait nous permettre l’achat de la petite maison pas très belle dans la Hague magnifique. Restait à la trouver, mais nous étions confiants : dans une région qui avait la réputation d’être la poubelle nucléaire de la France, les maisons à vendre devaient pulluler, et leurs propriétaires seraient trop contents que nous les en débarrassions. Nous envisagions d’ailleurs l’acquisition d’un compteur Geiger, pensant que le nombre certainement spectaculaire de becquerels imprégnant nos futurs murs pourrait nous donner quelque avantage lors des négociations – idée vite abandonnée parce que nous n’avions pas la moindre idée du genre de magasin susceptible de vendre un Geiger.
Prix
3,15€
Disponibilité : 1 en stock
Toujours en très bon état
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Envoyé dans les 24h
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Caractéristiques :
Auteur : Didier Decoin
ISBN 13 : 9782266165792
ISNB 10 : 2266165798
Nombre de pages : 213
Éditeur : Pocket
État du livre : très bon état
Reliure : poche
Poids : 125 gr
Largeur : 11 cm
Longueur : 17.91 cm
Épaisseur : 1.4 cm
L’édition livrée peut éventuellement différer de celle commandée.
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