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A l’heure de la première étoile

Jean-Pierre Leclerc

Très bon état

Résumé :

Auvergne, 1968, dans le Cézalier. Tandis que son village se meurt, un vieil homme, écrasé de solitude, retrouve le goût de vivre après un formidable coup de pouce du destin. Lucien et Miette sont les derniers habitants du hameau de Tortembesse, un îlot séculaire niché au coeur du Cézalier. Voilà dix ans que Vincent, leur fils, est parti sans un mot pour ne plus jamais se manifester, fuyant l’austérité d’un père qui le détournait de son destin ; quinze ans que Margot, leur cadette, s’en est allée vivre sa vie en ville, se contentant de rares visites. A la mort de sa femme, seul, Lucien ne peut imaginer une vie nouvelle. Et pourtant, quelques mois plus tard, alors qu’il assiste à un mariage, sa rencontre avec Justine Emard, l’ancienne compagne de son fils, va bouleverser son existence. Lucien apprend qu’il est grand-père, depuis dix ans… Que passe l’hiver et il ira voir ce petit-fils, qui, paraît-il, ressemble à son père comme un jumeau… Avec humanité, Jean-Pierre Leclerc raconte la désertion des campagnes et l’oubli des traditions, mais aussi la destinée d’un homme brisé qui réapprend à vivre, malgré tout. Né à Clermont-Ferrand, Jean-Pierre Leclerc vit aujourd’hui à Paris, se partageant entre sa passion de l’écriture et la comédie. Il a publié plusieurs ouvrages, parmi lesquels D’un hiver à l’autre (prix Lucien-Gachon, 1999) et, aux Presses de la Cité, Les Années de pierre (2001), La Rouge Batelière (2003), L’Eau et les jours, Les Sentinelles du printemps (2004), Un amour naguère (2005) et Julien ou l’Impossible Rêve (2006). Extrait du livre : Le jour de sa sortie, tout naturellement Lucien s’interroge sur le moyen à utiliser afin de regagner Tortembesse le jour même. Question que Margot balaie d’une phrase. – Pourquoi ne viendrais-tu pas chez moi quelques semaines, le temps de te remettre, de reprendre suffisamment de forces pour affronter cet hiver qui n’en finit pas ? Lucien la regarde aller et venir devant le lit, les yeux sur le carrelage. – Imagine, si tu rechutais ! Tortembesse doit être froid comme une tombe, ajoute-t-elle, certaine qu’il se laissera fléchir. Et par la suite convaincre de passer le reste de l’hiver en ville. De l’hiver ?… Et plus encore ! C’est bien là où elle veut en venir : l’amener à se faire à une nouvelle vie et à oublier sa fichue montagne ! Qu’il vende, bonsoir ! Qu’il vende cette baraque, les bâtiments, les terres ! Comme il a vendu ses bêtes !… Qu’il s’en débarrasse ! Le tout doit bien représenter une somme conséquente ? Qu’il pourrait ensuite partager ! Il n’aurait pas besoin de tout ! Ce n’est pas être mauvaise que de penser ça ? Après tout, n’a-t-il pas fait son temps ? Accompli l’essentiel de ce qu’il devait accomplir ?… Tandis qu’elle, jeune encore, peut espérer s’engager dans un projet de vie différent de ce qu’elle connaît au quotidien, employée de mairie, vous pensez !… Et si pour cela elle obtenait l’aide de son père, quel mal y aurait-il ? Et s’il se faisait qu’il devait devenir vieux, très vieux, l’argent n’étant pas inépuisable, ne pourrait-il se satisfaire d’une simple chambre dans une de ces maisons où d’autres, de son âge, se trouvent déjà, qui ne s’en portent pas plus mal ! Au nom de quelle morale serait-il laid, ou ignoble de sa part, d’envisager qu’un jour son père pourrait exhaler son dernier soupir dans un lit qui ne serait pas le sien ? Lucien accepte la proposition de Margot. Rentrer à Tortembesse convalescent, dans une maison isolée, où les murs gardent le froid en toute saison plus sûrement qu’un secret, il en convient, serait pure folie. C’est ainsi qu’il s’installe dans l’appartement de la rue Sainte-Claire. Ainsi qu’il ressent, dès son arrivée, les contraintes de l’enfermement. Ici vit Margot, dans ce petit nid coquet, Lucien le voit bien, conçu pour abriter ses amours illicites. Tissus aux murs, coussins de velours, lourds rideaux, tapis, napperons en dentelle, pas de lustres mais des appliques, d’autres sources lumineuses – bougies parfumées au fond de petites coupelles en laiton – parcimonieusement disséminées ; tout cela crée une ambiance feutrée, propice aux chuchotements, aux mots implicites, aux caresses elles-mêmes. – Je ne m’éterniserai pas… Ça non ! décide-t-il planté devant la fenêtre.

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Caractéristiques :

Auteur : Jean-Pierre Leclerc

ISBN 13 : 9782258072121

ISNB 10 : 2258072123

Nombre de pages : 264

Éditeur : Presses de la Cité

État du livre : très bon état

Reliure : broché

Poids : 365 gr

Largeur : 14.2 cm

Longueur : 22.71 cm

Épaisseur : 2.39 cm

L’édition livrée peut éventuellement différer de celle commandée.

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