La vie heureuse
6,50€
Marie a seize ans, vit à Zurich et passe ses vacances à Saint-Malo, au milieu de ses cousins. C’est une fin d’adolescence dans les années 80, marquées par le film La Boum, les chansons de Plastic Bertrand et d’Umberto Tozzi, Flashdance et Jennifer Beals, entre la Suisse et la Bretagne, un temps illuminé par le présence d’une divine grand-mère, fine maîtresse des tourteaux, des galettes de sésame et des clafoutis, trimbalant avec elle sa bonhomie et sa bonne humeur… La mort de Klaus Nomi, victime du sida, fait basculer l’enfance du côté des réalités adultes, en même temps qu’elle préfigure la fin d’une tante, atteinte d’un cancer. Aux boîtes de nuits succèdent les fréquentations du lycée, les premiers flirts, l’angoisse des premiers rapports et la rencontre d’une autre jeune fille, Diane, qui bouleverse l’existence : « Je dois tout refaire à l’envers, l’enfance, ce qu’on m’avait dit, l’homme de mes rêves, le prince et la princesse, la légende. Moi, je n’aurai pas peur de faire l’amour avec toi. Ce sera plus qu’avec un garçon. Il ne manquera rien, là. Ce sera la vie, la vie heureuse. » Itinéraire d’une jeune fille qui se cherche à travers les lieux et les liens familiaux, longtemps gagnée par le désir mais « sans amour », La Vie heureuse déroule les interrogations du quotidien d’un être « qui se sent à part », prend conscience d’une homosexualité au moment d' »entrer » dans la vie, avec derrière soi, un bagage fait dans l’insouciance et la légèreté. Malgré les masques de la fiction, en toute simplicité, Nina Bouraoui livre une autre facette d’elle-même, comme elle l’avait fait pour Garçon manqué. Et comme elle avait alors si bien réussi à décrire l’arrachement à la terre natale, le tiraillement des origines, elle réussit là encore très bien ce portrait, à la fois inquiet et pudique. –Céline Darner « Certaines personnes restent à l’intérieur de nous. Elles existent dans ce qu’on est, dans ce que nous faisons, dans la manière dont nous aimons. Par elles, nous avons une façon de nous inscrire au monde et une façon de nous en retirer. Elles nous absorbent ou nous révèlent. Elles sont « magnétiques « . Je crois que Diane a agi de cette manière-là dans ma vie. Je crois qu’elle m’a protégée de l’enfer, puisque je n’ai jamais cessé de suivre ses opposés. » Nina Bouraoui Le portrait de Marie, autoportrait en creux de l’auteur elle-même, l’été de ses seize ans, est un portrait sans concessions ni complaisance d’une adolescente dont l’enfance s’éloigne peu à peu. On la verra aborder sa première vie amoureuse. On la verra choisir, oser et exprimer ses amours plus belles, plus fortes, plus intenses, que celles des autres. Dans La vie heureuse, Nina Bouraoui nous plonge au coeur d’un univers singulier qui porte ses codes et ses coutumes, elle nous fait (re)vivre cette période de confusion extrême qui, malgré le tourbillon des amitiés et des rencontres, s’acccompagne d’une profonde solitude. Le roman cependant porte bien son titre, il s’agit de bonheur, de bonheur et de plaisir, le plaisir et la joie d’être sous la peau de ces êtres magnétiques. On n’a jamais écrit sur l’amour des filles avec tant de douceur et de violence mêlées. La vie heureuse est un livre de désir traversé par les musiques, les films et les modes des années 80 : Klaus Nomi est atteint du sida tandis que Sophie Marceau se dandine sur l’air de La Boum. Malgré l’ombre de la mort qui, en ces années 1980, s’insinue dans les esprits ; malgré la peur du « sang des autres » qui plane sur la maison blanche, lieu initiatique où avec des partenaires d’occasion « on se débarrasse de son corps d’enfant » ; malgré toutes les pertes réelles (celle de Carole) ou symboliques (celle de Marge, l’amie et confidente) qui la traversent, Marie est forte d’un bonheur secret. D’une révélation surgie lors de cet hiver lumineux et inoubliable passé à Zurich. » Il n’y a aucun choix à aimer une fille. C’est violent. C’est l’instinct. C’est la peau qui parle. C’est le sang qui s’exprime. Je n’ai pas choisi d’aimer Diane. C’est une loi physique. C’est une attraction. C’est comme la Lune et le Soleil. C’est comme la pierre dans l’eau. C’est comme l’été et la neige. C’est de l’histoire naturelle. Ca reste longtemps dans le corps. C’est inoubliable. C’est la grande vie. J’aime Diane, je suis milliardaire. » Une année de seconde mouvementée, un amour entre filles, un deuil familial : loin de figer son propos, Nina Bouraoui donne à cette chronique adolescente toute sa légitimité. Un modèle de vitalité.
Disponibilité : 1 en stock
ISBN 13 : 9782234055049
ISNB 10 : 2234055040
Nombre de pages : 342
Éditeur : Stock
État du livre : très bon état
Reliure : broché
Poids : 385 gr
Largeur : 13.49 cm
Longueur : 21.49 cm
Épaisseur : 2.01 cm
Auteur : Nina Bouraoui
L’édition livrée peut éventuellement différer de celle commandée.
Les livres présentés sur notre site
ne sont pas en magasin.
Si vous trouvez votre bonheur sur notre site, commandez en ligne et venez chercher en magasin
