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Le boulevard périphérique

3,15

« (.) Nous avons eu de l’amour la plus belle partie, ses approches, ses surprises, ses découvertes. Stéphane sans doute ne désirait rien d’autre. Il avait bien saisi dans quels conflits m’aurait plongé un amour qui aurait tenté de se réaliser. » Tout commence par l’amitié entre deux garçons. En montagne, Stéphane apprend le dépassement de soi au narrateur. Léger et aérien, rien ne semble pouvoir l’atteindre. Mais l’insouciance s’efface bientôt devant la guerre. Stéphane prend le maquis et entre dans la clandestinité, le narrateur cache des résistants. Ils ne se reverront plus. Le narrateur se souvient de son ami, tué dans des circonstances mystérieuses par un officier nazi et retrouvé noyé dans un étang, des blessures de balles aux pieds. Sa mort énigmatique – Stéphane redoutait l’eau – l’accompagne chaque jour sur le boulevard périphérique dont il affronte les encombrements pour se rendre au chevet de sa belle-fille Paule, qui se bat à l’hôpital contre un cancer. « J’ai envie d’un autre monde où il n’y aurait plus cette folie mécanique, ces murs, ce ciel toujours emprisonné qu’on ne voit qu’en lambeaux, mais ce monde est le nôtre, celui que nous avons voulu. » Ballotté entre les vivants et les morts, obsédé par quelque chose qu’il n’a pas vécu et qu’il est en train de vivre aujourd’hui, le narrateur s’interroge sur le sens de la vie et sa propre vieillesse. Entre gravité et légèreté, construction audacieuse et grande liberté de ton, Le Boulevard périphérique est le roman le plus abouti de son auteur. Paris, 1980. Alors qu’il « accompagne » sa belle-fille dans sa lutte contre un cancer, le narrateur se souvient de Stéphane, son ami de jeunesse, qui au début de la guerre l’avait initié à l’escalade et au dépassement de la peur. Entré dans la Résistance, puis capturé par un officier nazi – le colonel Shadow –, il est mort dans des circonstances jamais vraiment élucidées. Mais Shadow, à la fin de la guerre, s’est fait con-naître du narrateur. Son intangible présence demeure en lui, elle laisse affleurer les instants ultimes, la mort courageuse – héroïque, peut-être – de Stéphane. Et la réalité contemporaine (les visites à l’hôpital, l’anxiété des proches, les minuscules désastres de la vie ordinaire) reçoit de ce passé un écho d’incertitude et pourtant d’espérance… L’ombre portée de la mort en soi, telle est sans doute l’énigme dont Henry Bauchau interroge les manifestations conscientes et inconscientes, dans ce captivant roman qui semble affirmer, jusqu’à sa plus ultime mise à nu, l’amour de la vie mystérieusement éveillée à sa condition mortelle. PRIX DU LIVRE INTER 2008 Poète, romancier, dramaturge et psychanalyste, Henri Bauchau, né en 1913 à Malines, est membre de l’Académie royale de littérature française de Belgique. Il offre avec son dernier roman, Le Boulevard périphérique, une bouleversante réflexion sur la mort.

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ISBN 13 : 9782742784936

ISNB 10 : 2742784934

Nombre de pages : 256

Éditeur : Actes Sud

État du livre : très bon état

Reliure : poche

Poids : 200 gr

Largeur : 11 cm

Longueur : 17.6 cm

Épaisseur : 1.7 cm

Auteur : Henry Bauchau

L’édition livrée peut éventuellement différer de celle commandée.

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