Sous les pavés, la rage
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Mai 68, la France est en effervescence. Elle rêve et c’est déjà ça ! À Sainte-Apostasie, les crânes de sept notables explosent sous des coups anonymes, ce qui, vous l’avouerez, ne facilite pas la réflexion ! À Marseille, Jackie et sa bande de l’Estaque découvrent les grèves, les manifs et la folle utopie qui va avec… En même temps, né sous X et obsédé par son passé, Jackie décide de rechercher la mère qu’il n’a jamais eue ! Quoi qu’il arrive, il veut savoir ! Pour retrouver ses racines, ses pas le mènent en Haute-Provence, dans un de ces villages perchés aux ruelles tortueuses peuplées d’ombres, de mystères et de non-dits. En fouillant son passé, Jackie est alors confronté à une période particulièrement trouble de la fin de la guerre, l’épuration, qui vit surgir de nulle part ces résistants de la vingt-cinquième heure s’érigeant bien vite en justiciers ! L’Histoire est un éternel recommencement, l’horreur, la haine et la connerie aussi ! Un roman dans lequel Maurice GOUIRAN, aborde avec rudesse les thèmes qui lui sont chers, l’Histoire et ses innombrables injustices, opposant ici l’exubérance de Marseille à l’âpreté de l’arrière-pays. … Retiens bien ce nom petit… Maurice Gouiran, le flambeau il le tient avec respect… Il n’imite pas, il reste lui-même… Prendre ce livre dans ton sac à dos, c’est partir quand tu veux, au bout du monde… Essaie ! A.D. Extrait du livre : Du dimanche 26 mai au jeudi 30 mai 1968 Les drames qui ensanglantèrent le petit village de Sainte-Apostasie, durant ces cinq journées de printemps, n’eurent jamais les répercussions nationales qu’ils auraient pu légitimement engendrer. Si le bon peuple de France, si friand en temps normal de faits divers saignants, ne s’en émut pas outre mesure, c’est d’abord et avant tout la faute à l’époque et aux circonstances. Souvenez-vous donc de ce mois surréaliste, de notre beau et cher pays hébété et paralysé par les grèves. Certains vibraient d’espoir, d’autres grelottaient de peur… Dans cet étrange contexte, n’était-il pas logique que les médias – si prompts habituellement à malaxer et à monter en neige la merde de la société – se fichent de ce coin perdu des bords de la Durance comme de leur première chemise (si tant est qu’ils se vêtent…). La télé, plus que jamais aux ordres du pouvoir et du ministre de l’Information, consacrait tous ses efforts à minimiser l’importance des manifestations et des grèves qui asphyxiaient le pays. Tous les péquenots de Provence pouvaient bien crever sous les coups d’un sériai killer sans que cela émeuve le moins du monde l’ORTF. Les journaux n’y prêtèrent guère plus d’attention. Les rédacteurs des quotidiens et des hebdos pensaient surtout à sauver leur peau quelle que soit l’issue des événements. Ils pratiquaient le tangage salvateur : un coup par-ci, un coup par-là, en s’évertuant surtout à deviner de quel côté soufflerait le vent dominant, celui qui porte et gonfle les ambitions, histoire d’être toujours dans le sens de la marche. À leur décharge, il faut rappeler qu’il n’y avait plus d’essence, que la plupart de leurs chroniqueurs étaient en grève, et donc qu’il ne leur restait guère de possibilité de dénicher un reporter susceptible de se déplacer jusqu’à Sainte-Apostasie.
Disponibilité : 1 en stock
ISBN 13 : 9782914704472
ISNB 10 : 291470447X
Nombre de pages : 292
Éditeur : Jigal
État du livre : très bon état
Reliure : poche
Poids : 225 gr
Largeur : 11 cm
Longueur : 18.01 cm
Épaisseur : 2.31 cm
Auteur : Maurice Gouiran
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